Conduite à tenir devant une institutionnalisation forcée

mise en ligne le 25 février 2010

mise à jour de forme le 11 février 2014

Auteurs : Dr Frédéric Bevernage, Dr Bernard Pradines

Introduction 

Un constat habituel est le suivant : un placement effectué en force, mal préparé, se solde pour celui qui en fait l’objet par une majoration des troubles du comportement et/ou de défaillances somatiques plus ou moins associées à un état dépressif. Dès 1970, J.-P. Vignat note la vulnérabilité des sujets qui sont placés à un âge tardif du fait d’une diminution des capacités d’adaptation et de motivation. Il indique également que la décompensation pathologique pèse de tout son poids sur le pronostic vital.[1]

ARTICLE III - VIE SOCIALE ET CULTURELLE

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance conserve la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie en société.»

 Conclusion

Si beaucoup de personnes institutionnalisées l'acceptent bon gré mal gré, un grand nombre d'entre elles refusent catégoriquement leur nouvelle situation. De plus, la décision de placement doit respecter des précautions médicales et juridiques définies dans les textes. Sur le terrain, il existe toujours un risque de violation des droits du citoyen âgé dont la faiblesse ne devrait jamais constituer une excuse pour lui imposer la volonté d'autrui, y compris pour des arguments de sécurité. Dans le texte ci-dessus, nous avons voulu rappeler des principes simples, des préalables indispensables lorsque l'institutionnalisation a lieu contre le gré du principal intéressé : la (le) résident(e).


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[1] Source accessible le 14 février 2014 : http://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe-2002-3-page-219.htm